Chaque vendredi à 18h30, un film est commenté par un critique, un historien ou un enseignant de cinéma. Retrouvez ici en vidéo tous les Cours de cinéma du Forum des images...
Si le New York de Broadway est la première capitale de la comédie musicale américaine, Paris en est la seconde. Le musical cinématographique a plus d’une fois situé ses intrigues entre les Champs-Élysées et la tour Eiffel, axe de brillance et d’élégance, mais surtout terra franca où Lubitsch s’autorise ce que les États-Unis n’autorisent pas, où Minnelli peut libérer son penchant artistique sans craindre qu’on l’accuse de pédanterie. Maurice Chevalier, puis Audrey Hepburn ou Leslie Caron seront les visages de cette France fantasmée où l’on verra également surgir Georges Guétary ou Danielle Darrieux. En somme, le Paris du musical, c’est, avant tout, l’un des exemples les plus achevés d’une géographie imaginaire. Christian Viviani
Professeur à l’université de Caen, Christian Viviani est spécialiste du cinéma américain et de ses acteurs auxquels il a consacré de nombreux ouvrages. Il est aussi coordinateur et membre du comité de rédaction de la revue Positif.
Cours de cinéma du 18 mai 2012 dans le cadre du cycle "Paris vu par Hollywood"
Par-delà certains clichés et stéréotypes (l’amour, la mode, le “bien vivre”), la représentation de Paris dans les films hollywoodiens a permis à certains grands cinéastes d’illustrer à son firmament une espèce bien spécifique du genre comique : la comédie dite “sophistiquée”. Si les films qui la composent se déroulent presque toujours sur le Vieux Continent – et le plus souvent à Paris –, elle est aussi le fait d’Européens transplantés à Hollywood très tôt dans leur carrière. En suivant à la trace les aventures parisiennes du Londonien Chaplin, du Berlinois Lubitsch et du Viennois Wilder, nous tâcherons de saisir à sa racine ce si délectable transfert culturel offert par le 7e art. Marc Cerisuelo
Marc Cerisuelo est professeur à l’université d’Aix-Marseille. Il a consacré de nombreux articles et ouvrages au cinéma hollywoodien classique. Il vient de publier “Fondus enchaînés. Essais de poétique du cinéma” (Éd. du Seuil).
Cours de cinéma du 11 mai 2012 dans le cadre du cycle "Paris vu par Hollywood"
Pourquoi Hollywood a-t-il investi, en près d’un siècle, tant de moyens pour enregistrer, ou plutôt fabriquer, du Paris par centaines de films ? Comme si ces deux capitales du cinéma étaient condamnées à esquisser ce pas de deux prolongé, ininterrompu, un flirt irrépressible, afi n de mettre en scène un typically Paris de manière artificielle, spectaculaire, affichée, parfois presque provocatrice. Il faut donc regarder de près le cliché hollywoodien de Paris : il renvoie moins à la ville elle-même qu’à une pulsion (désirante, culturelle, économique) projetée par sa fabrication. Autrement dit : Paris parle plus du désir américain que de la capitale française. C’est ainsi qu’on prendra le cliché à son propre piège, en révélateur cinématographique d’inconscient. Antoine de Baecque
Historien, critique de cinéma et journaliste, Antoine de Baecque est l’auteur d’un grand nombre de livres consacrés au cinéma. Il est commissaire de l’exposition “Paris vu par Hollywood” qui se tiendra à l’Hôtel de Ville (du 25/09/2012 au 16/01/2013).
Ce Cours de cinéma du 4 mai 2012 dans le cadre du cycle "Paris vu par Hollywood"
Le cinéma de Lars von Trier est une expérience au cours de laquelle le spectateur passe par les pires tortures pour ressortir changé – encore faut-il qu’il tolère d’y passer et qu’il désire changer. Dans Antichrist, la forêt est le lieu de cette expérience, et le lieu de la rencontre avec l’élément diabolique, dans un espace où la réalité se fond avec le monde de l’âme. Pacôme Thiellement
Cours de cinéma du 27 avril 2012 dans le cadre du cycle "1001 Forêts"
Pour le spectateur de télévision, se plonger dans Lost équivaut à se perdre dans une forêt de symboles qui résonnent directement avec ce qui fait son identité secrète d’homme éternellement étranger à ce monde. Étude d’un épisode mal aimé, Stranger in a Strange Land, et de ce qu’il nous dit sur les relations entre solitude et communauté, connaissance et pouvoir, Orient et Occident. Pacôme Thiellement
Critique, écrivain et réalisateur, Pacôme Thiellement a travaillé sur les Beatles, Frank Zappa, la B.D., Gérard de Nerval et David Lynch. Il a publié notamment “Les mêmes yeux que Lost” (Éd. Léo Scheer, 2011) et “Tous les chevaliers sauvages – un tombeau de l’humour et de la guerre” (Éd. Philippe Rey, 2012). Il collabore régulièrement aux magazines Rock & Folk et Chronic’art, et participe à l’émission “Mauvais Genres” sur France Culture. Il est coauteur avec Thomas Bertay de la collection de films Le Dispositif (prix AVIFF 2011 à Cannes).
Cours de cinéma du 20 avril 2012 dans le cadre du festival "Séries mania"
Cinéaste unanimement reconnu, Hayao Miyazaki a élaboré en quarante ans de carrière une oeuvre présentant une vision singulière et nuancée de la relation qu’entretient la société humaine avec la nature. Présent dans la majorité de ses films, le motif de la forêt matérialise pleinement la fascination qu’exerce le monde végétal sur le réalisateur. Raphaël Colson
Gérant de la maison d’édition Les moutons électriques, Raphaël Colson est un essayiste spécialisé dans la culture populaire, étudiant en particulier le domaine de l’imaginaire futuriste. Il a publié avec, avec Gaël Régner, "Hayao Miyazaki - Cartographie d’un univers" (Éd. Les moutons électriques, 2010).
Cours de cinéma du 13 avril 2012 dans le cadre du cycle de films "Mille et une forêts"
Joanna Espinosa est doctorante en études cinématographiques et audiovisuelles à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et en cotutelle en anthropologie à l’Univerdidade Federal Fluminense à Rio de Janeiro. Elle est également réalisatrice de courts métrages, vidéos et documentaires.
Des premières apparitions de l’Indien d’Amazonie aux films majeurs de la fin des années 60 (Macunaïma, Qu’il était bon mon petit Français), jusqu’aux films contemporains (Mato eles?, 500 almas, Serra das desordem…), quels sont les enjeux révélés par l’analyse anthropologique de l’Indien d’Amazonie au sein de la cinématographie brésilienne ? Joanna Espinosa
Cours de cinéma du 6 avril 2012 dans le cadre du cycle de films "Mille et une forêts"
Charlotte Mariel prépare une thèse de doctorat en cinéma, sous la direction de Nicole Brenez, sur l’appréhension de la nature où s’entrelacent science, cinéma et poésie. Elle écrit parallèlement un mémoire de philosophie sur H.D. Thoreau et J. Mekas.
Existe-t-il une manière naturelle d’être au monde ? Pouvons-nous, au cinéma, faire l’expérience, non d’un retour à la nature, mais de la nature ? Munis de telles questions, nous pourrions approcher du traitement de la forêt dans Sombre et Un lac. Philippe Grandrieux y révèle, avec force et humilité, ce qu’a à voir le cinéma avec la poésie, le conte et la vie. Charlotte Mariel
Cours de cinéma du 23 mars 2012 dans le cadre du cycle de films "Mille et une forêts"
Enseignante en analyse et esthétique filmiques à l’université Paris Diderot, Diane Arnaud a publié “Mémoire de la disparition”, un ouvrage sur Kiyoshi Kurosawa (Éd. Rouge Profond, 2007).
Ce film de faux départs, qui a pour héros un inspecteur hagard, est une œuvre énigmatique, cérébrale et déconcertante, vaguement inspirée des Aventuriers de l’arche perdue. Elle élit la forêt japonaise comme terrain d’expérimentation pour arbitrer les conflits d’intérêts entre l’individu et son environnement, réinventer les “règles du monde” et réinscrire le trauma historique en pleine nature, à une heure de Tokyo. Diane Arnaud
Cours de cinéma du 16 mars 2012 dans le cadre du cycle "Mille et une forêts"
Après avoir longtemps enseigné le cinéma à l’université (Paris 3, EHESS), Jacques Aumont est maintenant professeur aux Beaux-Arts de Paris. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur le cinéma et les images en général, dont “L’attrait de la lumière” (Éd. Yellow Now, 2010), “L’image” (Éd. Armand Colin, 2011), “Le montreur d’ombre” (2012).
Il y a dans Tropical Malady deux forêts bien différentes : celle qu’on habite et celle où l’on se perd. Dans la première, on bavarde en famille, on donne des rendez-vous amoureux, on rêve. Dans l’autre, on est possédé, dévoré, en proie au démoniaque. Ce que nous suggère le fi lm, c’est que ces deux forêts n’en font qu’une – et que peut-être, aimer et être mangé, c’est tout un. Jacques Aumont
Cours de cinéma du 9 mars 2012 dans le cadre du cycle "Mille et une forêts"
Hervé Aubron est critique de cinéma, enseignant et rédacteur en chef adjoint du Magazine littéraire. Il a notamment publié “Génie de Pixar” (Éd. Capricci, 2011).
Est-il encore des forêts vierges ? En vertu d’une longue tradition, la forêt est conçue comme une marge où les lois humaines sont suspendues et où l’on peut se perdre, pour le pire ou le meilleur. Est-il toujours possible de s’égarer dans un décorum paradoxalement si codifié ? Nous le demanderons notamment aux randonneurs d’Old Joy. Hervé Aubron
Cours de cinéma du 2 mars 2012 dans le cadre du cycle de films "Mille et une forêts"
Avec Les Monstres de l’espace, troisième volet de la saga SF du professeur Quatermass, le studio Hammer se confronte à l’angoissante question de la fin du monde. Mais derrière l’invasion martienne, les ancestrales terreurs gothiques remontent à la surface du Swinging London… À partir d’extraits, voyons comment l’hybridité des genres selon Roy Ward Baker mène à une fascinante représentation de l’apocalypse. Nicolas Stanzick
Passionné très jeune par le cinéma fantastique, Nicolas Stanzick a collaboré à L’Écran Fantastique, Repérages et France Culture. Il est l’auteur de “Dans les griffes de la Hammer” (Le Bord de l’eau Éd., 2010). Il poursuit parallèlement une carrière de musicien dans le groupe Ultrazeen.
Cours de cinéma du 24 février 2012, dans le cadre du cycle London Calling
Londres change régulièrement de look, souvent pour des événements tels le changement de siècle ou les J.O., et n’hésite pas à faire appel à des “stars” de l’architecture. Le cinéma témoigne de ces mutations, dont il nous faut saisir les ressorts économiques et politiques, et en évaluer les effets sur le quotidien des Londoniens et leur culture architecturale. Ces changements sont-ils “made in London” ou correspondent-ils à des tendances portées par la mondialisation ? Thierry Paquot
Philosophe de l’urbain, professeur des universités, éditeur et directeur de la revue Urbanisme, Thierry Paquot a codirigé avec Thierry Jousse l’ouvrage collectif “La Ville au cinéma. Encyclopédie” (Éd. Cahiers du cinéma, 2005).
Cours de cinéma du 17 février 2012, dans le cadre du cycle London Calling
Aujourd’hui comme hier, le cinéma occupe une place très particulière dans la vie sociale et culturelle du Royaume-Uni. Rétrospective 1940-1960 : dans cette période qui va de la “Phony War” et du “Blitz” jusqu’au “Jeunes Gens en Colère” et au “Free Cinema”, que s’est-il passé ? Le cinéma : machine à voir, à savoir ou machine à rêves ? Philippe Pilard
Spécialiste du cinéma britannique, auquel il a consacré plusieurs essais, cofondateur et président de l’Agence du court métrage, Philippe Pilard a réalisé de nombreux portraits de cinéastes anglais et publié récemment “Histoire du cinéma britannique” (Éd. Nouveau Monde, 2010).
Cours de cinéma du 10 février 2012, dans le cadre du cycle London Calling
Dans les années 60, Londres sera un lieu privilégié de tournage pour les réalisateurs étrangers, pour sa créativité dans tous les domaines (musique, mode, design, théâtre et bien sûr le cinéma, avec ses jeunes hommes en colère). Des Américains, Losey (The Servant), Kubrick (Orange mécanique), Preminger (Bunny Lake), Lester (The Knack), mais aussi Polanski (Répulsion), Antonioni (Blow Up) et même la Nouvelle Vague (Godard, Truffaut) viennent s’y ressourcer. Michel Ciment
Critique et directeur de publication de la revue Positif, célèbre bretteur du “Masque et la plume”, producteur de l’émission “Projection privée” sur France Culture, Michel Ciment est également l’auteur de remarquables monographies sur des cinéastes (Kubrick, Rosi, Losey).
Cours de cinéma du 3 février 2012, dans le cadre du cycle London Calling
Le cinéma anglais n’abrite-t-il pas les acteurs les plus horripilants au monde, acteurs de la performance fatigante, du chic coincé, ou de la grimace ? Mais n’a-t-il pas aussi donné naissance aux plus beaux acteurs au monde, de Deborah Kerr à Cary Grant en passant par George Sanders ? Ou comment se poser une question paradoxale : peut-on adorer et détester en même temps les acteurs anglais ? Axelle Ropert
Critique de cinéma aux Inrockuptibles et au “Cercle” sur CANAL + CINÉMA, scénariste (La France et Mods de Serge Bozon), Axelle Ropert a réalisé son premier long métrage La Famille Wolberg, remarqué à la Quinzaine des Réalisateurs en 2009.
Cours du 13 janvier 2012, dans le cadre du cycle London Calling
Il existe une histoire du rock qui n’a jamais été écrite : celle des fans, des suiveurs. Je me suis lancé en 1980 comme critique rock. Je ne me considérais pas, à 21 ans, comme un journaliste. Ma mission était de témoigner d’une expérience unique : la transformation de ma vie par la musique. Une forme d’envoûtement. J’aimerais raconter cette histoire-là, via des films comme Rude Boy de Jack Hazan et Almost Famous de Cameron Crowe. Michka Assayas
Auteur d’un monumental “Dictionnaire du rock” (Éd. Robert Laffont, 2000), l’écrivain Michka Assayas est aussi producteur à France Musique de l’émission “Subjectif 21”, qui voyage chaque semaine dans les arcanes du rock.
Cours du 6 janvier 2012, dans le cadre du cycle London Calling
Historien de formation, Frédéric Bas est également critique de cinéma pour le magazine web Chronicart.
Depuis The Lodger, premier killer-movie d’Alfred Hitchcock jusqu’au From Hell des frères Hughes (2001) en passant par les multiples versions de Dr Jekyll et Mr Hyde, Londres est devenue une grande capitale du crime. Peut-être la première dans l’imaginaire cinéphile. À côté du Londres aristocrate, il y a une ville des bas-fonds qui fonctionne comme son double inquiétant. À partir d’extraits de films, voyons comment s’est construit au cinéma ce Londres du crime. (Frédéric Bas)
Cours du 16 décembre 2011, dans le cadre du cycle London Calling
Enseignant en cinéma à l’université Birkbeck de Londres, Ian Christie y dirige la London Screen Study Collection. Auteur de l’article sur Londres dans l’encyclopédie “La ville au cinéma” (Éd. Cahiers du cinéma, 2005), ce francophile est aussi vice-président d’Europa Cinémas.
Le cinéma nous offre souvent notre première découverte d’une ville étrangère. On peut ainsi facilement confondre la cité filmée avec la cité réelle. Les films créant leur mythologie des villes, Ian Christie s’intéresse à celle de Londres, à travers les différents récits qu’elle inspire à ceux qui la filment.
Cours du 9 décembre 2011, dans le cadre du cycle London Calling
Réalisateur, enseignant et spécialiste du cinéma d’animation, Pascal Vimenet est l’auteur et le coordinateur de plusieurs ouvrages aux Éditions de L’OEil dont “Bouche à bouche, E. & J. Svankmajer” (2001), “Émile Cohl” (2008) et “Walerian Borowczyk” (2008).
Focus sur un aspect essentiel du cinéma d’animation polonais : sa modernité, sa post-modernité. Ainsi s’esquissent entre autres les démarches de Walerian Borowczyk, Jan Lenica, Kazimierz Urbanski, Witold Giersz, Zbigniew Rybczynski, Jerzy Kucia, Jozef Piwkowski, Piotr Dumala ou Hieronim Neumann. (Pascal Vimenet)
Cours du 2 décembre 2011 dans le cadre du Carrefour de l'animation
Diplômé du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de Poitiers, Xavier Kawa-Topor, ancien directeur du Centre européen d’art et de civilisation médiévale de Conques, dirige actuellement l’Abbaye de Fontevraud.
Et si Perceval le Gallois, parmi les innombrables films d’inspiration médiévale, était celui qui se rapprochait le plus d’une “vérité historique”, non par naturalisme, mais en proposant une transposition cinématographique du système de représentations du Moyen Âge ? Les costumes dessinés par Jacques Schmitt jouent un rôle essentiel dans ce projet notamment par leur référence au texte de Chrétien de Troyes et à l’espace scénique médiéval. Xavier Kawa-Topor
Cours du 25 novembre 2011
Écrivain et critique d’art, Catherine Millet a fondé et dirige toujours la revue Art Press. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur l’art contemporain et a publié récemment “Jour de souffrance” (Éd. Points, 2009).
Peter Greenaway expose la question du regard du peintre et de la mise en scène du désir. Que révèle la maîtrise des choses vues quand vous échappe le contrôle des pulsions ? En suscitant notre curiosité pour résoudre l’énigme, l’observateur (peintre, réalisateur, spectateur) enclenche la question du rapport entre libido et pulsion scopique. Catherine Millet
Cours du 18 novembre 2011
Historien spécialiste des rapports entre mouvement ouvrier et cinéma, responsable de la collection de livres-DVD “Histoire d’un film, mémoire d’une lutte”, Tangui Perron est chargé du patrimoine à Périphérie, centre de création documentaire établi en Seine-Saint-Denis.
La Marseillaise n’est pas le film de Jean Renoir le plus cité par les critiques ni le plus connu du public. Pourtant, le cinéaste a su répondre avec talent à ces questions essentielles : comment réaliser un film d’Histoire en s’adressant directement à ses contemporains, les spectateurs du Front populaire ? Comment réaliser un film de commande et de propagande sans sacrifier une approche personnelle ? Tangui Perron
Cours du 11 novembre 2011
Maître de conférences honoraires de langue et littérature latines à l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3, Claude Aziza est l’auteur de “Le péplum, un mauvais genre” (Éd. Klincksieck, 2009).
Au cinéma dès 1889 avec Méliès. Et puis, le burlesque avec Jean Yanne, l’animation avec Astérix, le mousseux avec le savon Cleopatra, la guimauve avec la comédie musicale, le sublime enfin avec Mankiewicz qui, en 1963, tourne le film le plus grandiose, le plus tragique, le plus fou de l’histoire du cinéma. Cléopâtre ! Divine Cléopâtre ! Claude Aziza
Cours du 4 novembre 2011
De Pierre Étaix, on dit souvent qu’il est le dernier grand burlesque français. Et si on repartait, par exemple, du Grand Amour (1969), redécouvert en 2010, pour voir quel rapport ce film entretenait à l’histoire du burlesque, et pour nous aider à déterminer ce qu’il en est de ce genre au présent. Est-il mort ? S’est-il dispersé, mélangé, exilé vers d’autres territoires ? À quelles conditions, la société actuelle pourrait-elle être propice à sa résurgence ?
Spécialiste du genre burlesque et notamment de Jacques Tati, Stéphane Goudet est maître de conférences à l’université Paris 1. Ancien critique à Positif, il dirige également le cinéma Méliès de Montreuil.
Cours du 28 octobre 2011
Hanté par la nostalgie d’un Éden disparu et la figure du sauveur artificiel, Avatar cristallise les contradictions du monde contemporain. Promesse de retour à une nature terrestre détruite par l’humanité, la planète Pandora est façonnée par les signes du paradis perdu et le culte d’un monde artificiel où la technologie devient promesse de résurrection. (Valérie Morignat)
Docteur en arts et sciences de l’art, maître de conférences en cinéma et chercheur en cyberculture, Valérie Morignat travaille actuellement sur les interactions numériques avancées dans les domaines de la réalité augmentée et du jeu vidéo.
Cours du 20 mai 2011
Entièrement tourné en studio, le film de Peter Watkins, expérience cinématographique et télévisuelle hors norme, bouscule les codes de représentation de la fiction historique. Donnant à l’événement une forte résonance contemporaine, il s’impose en outre comme un modèle de création collective qui en appelle au sens critique et vise “l’éveil des consciences”. (Sébastien Layerle)
Maître de conférences à l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Sébastien Layerle a consacré plusieurs travaux à la question de l’engagement au cinéma. Il est l’auteur de “Caméras en lutte en mai 68” (Nouveau monde éd., 2008).
Cours du 13 mai 2011
Plusieurs cinéastes soviétiques ont mis en scène la Commune de Paris, qu’ils considèrent comme l’ancêtre de la révolution d’Octobre et le point de départ de leur histoire. Avec un art consommé du montage, La Nouvelle Babylone revisite cet épisode tragique de l’histoire du mouvement ouvrier avec une ferveur communicative et un sens aigu de la parabole.
Historienne du cinéma, spécialiste du muet, Isabelle Marinone est enseignante à l’université Paris 3 Sorbonne Nouvelle. Elle a consacré sa thèse au cinéma libertaire et organisé en 2010 les Journées d’études “Anarchie et cinéma”.
Cours du 6 mai 2011
On dit beaucoup que les séries américaines ont parfois plus d’inventivité, de force, que bien des films produits par Hollywood. The West Wing (À la Maison Blanche) compte parmi les sagas les plus abouties, et nombreux ont été ceux qui ont vivement regretté sa fin après le 155e épisode. Pourtant, beaucoup ignorent qu’à l’origine, il y avait… un film, Le Président et Miss Wade, également écrit et créé par Aaron Sorkin, et plus récemment scénariste de The Social Network.
Conférence de Carole Desbarats, essayiste, directrice de la communication et de la diffusion des savoirs à l’École normale supérieure.
Cours du 15 avril 2011
Jean-Sébastien Chauvin est critique de cinéma (Cahiers du cinéma, Chronic’art, Vogue) et enseignant à l’ESEC. En 2008, il a réalisé son premier court métrage, Les Filles de feu, et termine actuellement son deuxième film.
A.I. Intelligence artificielle tient une place singulière dans l’oeuvre de Spielberg. Véritable mise à nue de ses obsessions, sonde proustienne au coeur de l’enfance, jamais film du cinéaste n’aura porté la douleur à un tel point d’incandescence. La beauté d’A.I. vient de cette rencontre entre un matériau intime et une vaste odyssée de science-fiction. (Jean-Sébastien Chauvin)
Cours du 29 avril 2011
Bamchade Pourvali termine une thèse de doctorat sur l’essai filmé. Il est l’auteur de “Chris Marker” (Éd. Cahiers du cinéma, 2003), “Godard neuf zéro” (Éd. Séguier, 2006), “Wong Kar-wai” (Éd. Amandier, 2007), ainsi que d’un dossier sur L’Homme à la caméra (site du CNDP, 2010). Ce film est l’aboutissement des réflexions de Dziga Vertov sur le documentaire qu’il résume à travers les néologismes “Ciné-oeil”, “Kinok” ou “Kinoglaz”. Un manifeste d’avant-garde, également porteur d’une utopie sociale qui met l’accent sur le cinéma comme instrument d’enregistrement et de déchiffrement du monde.
Cours du 8 avril 2011
Critique, maître de conférences en littérature et cinéma américains à l’université de Nanterre, Serge Chauvin a publié en 2010 “Les Trois Vies des Tueurs. Siodmak, Siegel et la fiction” (Éd. Rouge profond). Il analyse Les Ensorcelés de Vincente Minelli à l’occasion d’un Cours de cinéma.
Cours du 1 avril 2011
Critique à Positif et enseignant à l’université de Caen, Noël Herpe est spécialiste du cinéma français des années 30 et 40. Il a dirigé l’ouvrage collectif “René Clair ou le cinéma à la lettre” (AFRHC, 2000) et publié dernièrement “Journal d’un cinéphile” (Éd. Aléas).
Dernier chef-d’oeuvre de la première période parlante de René Clair, Quatorze juillet (1933) se présente comme une anthologie de son cinéma. On y retrouve ce petit monde parisien et nostalgique qui le rendit célèbre, et qui déploie une dernière fois son innocence menacée. On y reconnaît son malaise persistant face au dialogue, auquel il préfère un sous-texte musical qui prolonge à sa manière "l’apesanteur” de l’art muet… Mais on y découvre aussi les prémisses d’une certaine modernité – à travers un minimalisme exigeant, dont se souviendront Godard ou Rohmer aussi bien que Bresson.
Cours du 25 février 2011
Après avoir suivi une formation en archivistique et histoire contemporaine, Fanny Lautissier est actuellement doctorante au sein du Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic, EHESS), sous la direction de Christian Delage. Sa recherche porte sur la mémoire et l’histoire des conflits dans le cinéma israélien.
Le long métrage d’animation Valse avec Bachir (2008), du réalisateur israélien Ari Folman, est un récit semi-biographique sur des expériences individuelles de la guerre du Liban et du massacre de Sabra et Chatila. Fanny Lautissier revient sur la fusion des codes du documentaire et de la fiction, les modalités du récit d’un traumatisme, et l’imbrication des contextes mémoriels et historiques liés à la guerre.
Cours du 18 mars 2011
Gwenaële Rot est maître de conférences en sociologie à l’université de Paris Ouest. Ses recherches portent sur les représentations du travail au cinéma ainsi que sur l’étude des transformations du travail dans différents mondes de production : automobile, pétrochimie, nucléaire et cinéma.
Alain Resnais a réalisé ce court métrage sur les matières plastiques, suite à une commande de l’entreprise Pechiney. Gwenaële Rot en retrace l’histoire à travers les controverses qu’il a suscitées à l’occasion de sa fabrication et de sa diffusion, et explicite l’originalité des partis pris cinématographiques du cinéaste.
Cours du 11 mars 2011
Spécialiste du genre burlesque et notamment de Jacques Tati, Stéphane Goudet est maître de conférences à l’université Paris 1. Ancien critique à Positif, il dirige également le cinéma Méliès de Montreuil.
La machine, dans Mon oncle, est associée à l’un des seuls moments où Hulot travaille, dans la séquence des tuyaux qui revisite À nous la liberté et Les Temps modernes. Mais elle est également présente par le biais des voitures, préfigurant l’engin dont Hulot deviendra concepteur dans Trafic. (Stéphane Goudet)
Cours du 4 mars 2011
Philippe Rouyer, critique à Positif et Psychologies magazine, est chroniqueur régulier dans les émissions “Mauvais genres” sur France Culture et “Le Cercle” sur CANAL+ Cinéma. Il est l’auteur de “Initiation au cinéma” (Éd. Edilig, 1990) et de nombreux essais sur le cinéma de genre.
Dans une petite ville du nord de la France, l’enquête sur le viol et le meurtre d’une fillette prend les allures d’une quête existentielle pour le policier qui en est chargé. Comment, par ses choix de mise en scène, Bruno Dumont filme frontalement la souffrance et la misère du monde pour interroger l’existence du Mal au coeur de la condition humaine ? (Philippe Rouyer)
Cours du 25 février 2011
Professeur à l’université Sorbonne Nouvelle et collaborateur à Positif, François Thomas a consacré de nombreux articles et entretiens à l’oeuvre d’Alain Resnais. Il est notamment l’auteur de “L’Atelier d’Alain Resnais” (Éd. Flammarion, 1992).
Hiroshima mon amour, en 1959, est le premier film parlant à proposer une série de retours en arrière qui, loin de respecter une ligne entièrement ou presque entièrement chronologique comme c’était le cas même dans Citizen Kane, vont et viennent librement dans le passé. Un hommage à Aldous Huxley ? (François Thomas)
Cours du 18 février 2011
Directrice du Master Recherche Cinéma à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, Laurence Schifano est une spécialiste du cinéma italien et de Luchino Visconti, auquel elle a consacré une biographie : “Visconti. Une vie exposée”, (Éd. Gallimard, 2009).
Avec Senso, Visconti passe de la chronique néoréaliste à l’ampleur de la forme historique ; il introduit aussi une durée intime et romanesque dans une construction qui relève de modèles musicaux. Son travail sur les formes temporelles est donc à apprécier dans le passage qu’il opère entre l’héritage du XIXe siècle et la modernité cinématographique. (Laurence Schifano)
Cours du 11 février 2011
Professeur émérite à l’université Paris Descartes, auteur d’essais sur la philosophie, la peinture, la littérature et le cinéma, Youssef Ishaghpour a publié “Orson Welles cinéaste : une caméra visible” (Éd. de la Différence, 2001), un ouvrage majeur auquel il a consacré plus de trente ans de recherches.
Citizen Kane est une date dans l’histoire du cinéma : le passage d’un cinéma d’action et de présence à un cinéma de réflexivité et de représentation, ancré dans la question du temps ; d’où la complexité des flash-backs et des fondus enchaînés, et l’apparition de la mémoire involontaire. (Youssef Ishaghpour)
Cours du 21 janvier 2011
Ancien critique aux Cahiers du cinéma et critique littéraire à Libération, poète (“Nos amériques”, Éd. Champ Vallon, 2010) et scénariste (Plein sud de Sébastien Lifshitz), Stéphane Bouquet a coécrit avec Jean-Marc Lalanne, un essai sur “Gus Van Sant” (Éd. Cahiers du cinéma, 2009).
Dans le seul texte théorique qu’il ait écrit – d’ailleurs au moment du tournage d’Elephant – Gus Van Sant rêve d’un cinéma qui ne manipulerait pas le monde. Qu’est-ce que le temps, s’il n’est pas manipulé par le cinéma, que devient-il, peut-il redevenir innocent ? (Stéphane Bouquet)
Cours du 14 janvier 2011
Critique à Positif et Psychologies magazine, Philippe Rouyer est chroniqueur régulier dans les émissions “Mauvais genres” sur France Culture et “Le Cercle” sur CANAL+ Cinéma. Il est l’auteur de “Initiation au cinéma” (Éd. Edilig, 1990) et de nombreux essais sur le cinéma de genre.
Dans cette adaptation de Philip K. Dick située à Washington en 2054, Spielberg a essayé de représenter de la manière la plus réaliste notre futur. Un futur où la police emploie des médiums pour visualiser des crimes à venir, donc non encore commis. (Philippe Rouyer)
Cours du 7 janvier 2011
Historien de formation, enseignant en histoire-géographie dans un lycée parisien, Frédéric Bas est également critique de cinéma pour le magazine culturel web "Chronicart".
En 1962, Coup de feu dans la Sierra pose les jalons d’un nouveau genre : le western crépusculaire. Le temps de l’épopée héroïque et collective semble loin, les cow-boys sont fatigués et plus seuls que jamais, poussés à la retraite anticipée par une jeunesse qui se moque de leur légende comme de leur dernier rodéo… (Frédéric Bas)
Cours du 17 décembre 2010
Ancien rédacteur en chef des "Cahiers du cinéma", Charles Tesson est critique et maître de conférences d’histoire et d’esthétique du cinéma à l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont “Théâtre et cinéma” (Éd. Cahiers du cinéma, 2007). Il a participé à l’édition DVD de plusieurs films de Yasujiro Ozu, dont Voyage à Tokyo (Carlotta Films).
Le sentiment du temps qu’il reste à vivre est au coeur de Voyage à Tokyo, amenant les grands-parents à rendre visite à leurs enfants. Dès les premières images, tout est posé, avec d’un côté l’eau qui s’écoule, soit le temps infini, non mesurable, et le train, supposé partir et arriver à l’heure, soit le temps fi ni, mesurable. De quel voyage est-il alors question ? (Charles Tesson)
Cours du 10 décembre 2010
Ancienne directrice des études à La fémis (1996-2009), Carole Desbarats est aujourd’hui directrice de la communication et de la diffusion des savoirs à l’École normale supérieure. Elle anime également le groupe de réflexion des Enfants de cinéma. Dernier essai paru : “L’enfance au cinéma” (Éd. Cahiers du cinéma, 2008).
Tout ce que le ciel permet est un film… climatique : le drame qu’il décrit s’y déroule en quelques mois, ceux qui séparent les premières chutes de feuilles des derniers moments où la neige recouvre la nature et la ville de “son blanc manteau”. Sirk y travaille une esthétique marquée par le kitsch de la carte postale mais c’est pour mieux le dépoussiérer. Ce faisant, il conduit son spectateur à abandonner le rictus du non-dupe pour partager une émotion forte, celle qui nous saisit lorsque le sentiment du temps qui passe nous étreint. (Carole Desbarats)
Cours du 3 décembre 2010
Enseignant-chercheur à l’IUT Montaigne de Bordeaux, Alban Pichon travaille sur les effets de déjà-vu au cinéma et sur la diffusion des images animées en bibliothèque. Il a publié "Le cinéma de Leos Carax. L’expérience du déjà-vu" (Éd. Le Bord de l’eau, 2009).
Avec Mauvais sang, Carax pose sur les années 80 un regard forgé (pour partie) par le cinéma et la poésie de ses aînés. Ainsi travaillé par la mémoire, mais aussi par le renouveau, le film se nourrit d’ambiguïtés : l’échange se mêle au blocage et l’évidence amoureuse se révèle trompeuse. (Alban Pichon)
Cours du 26 novembre 2010
Enseignant en jazz et cinéma à l’université Rennes II, Gilles Mouëllic a publié “Jazz et cinéma” (Éd. Cahiers du cinéma, 2000), ouvrage dans lequel il est souvent fait référence au cinéma de Jacques Rozier.
Inspiré de Jean Renoir et de la télévision en direct, tourné dans l’énergie de la Nouvelle Vague, Adieu Philippine, premier long métrage de Jacques Rozier, est un portrait saisissant de la jeunesse parisienne du début des années 60. Rozier invente un cinéma libre où tout est possible, où tout semble drôle et léger comme le jazz new orleans de Maxim Saury qui donne le beat à la première séquence d’Adieu Philippine. Mais cette énergie joyeuse n’est peut-être qu’une manière désespérée de vivre les quelques semaines qui séparent un jeune homme de 18 ans de son service militaire dans la tragédie algérienne. (Gilles Mouëllic)
Cours du 19 novembre 2010
Membre du comité de rédaction de Positif, N.-T. Binh, également commissaire d’exposition (“Paris au cinéma” à l’Hôtel de ville en 2006, “Monuments, stars du 7e art” à la Conciergerie jusqu’au 13 février 2011), travaille actuellement à la réalisation d’un documentaire sur Bertrand Tavernier.
Des enfants gâtés, très ancré dans la réalité urbaine des années 1970, n’offre de la capitale qu’une vision de chantiers de construction, de grands ensembles immobiliers sans âme et de périphériques encombrés. Autant dire que le cinéaste ne saurait céder à la moindre tentation touristique (…) L’image qu’a le cinéaste de Paris est incontestablement désenchantée, ce qui n’empêche pas, bien au contraire, la conscience de classe et l’action politique. (N.-T. Binh)
Cours du 12 novembre 2010
Critique à Positif, Noël Herpe, qui enseigne l’histoire du cinéma à l’université de Caen, est spécialiste du cinéma français des années 30 et 40. Il est notamment l’auteur de “Journal d’un cinéphile” (Éd. Aléas, 2009).
La Règle du jeu se situe à la fin d’un double cycle. À la fin d’un “cinéma du cynisme” (selon l’expression de Pierre Billard) qui depuis le début des années 30 a chroniqué la décadence des élites françaises, la corruption morale d’une IIIe République à bout de souffle… Mais aussi, en parallèle, d’un “théâtre de la cruauté” : celui-là même que Jean Renoir a mis en place dès les années 20, sous le signe d’Éric Von Stroheim et d’une tradition naturaliste réinventée. C’est la convergence de ces deux courants que nous essaierons de déchiffrer dans ce film crépusculaire. (Noël Herpe)
Cours du 5 novembre 2010
Jacques Kermabon est rédacteur en chef de Bref, revue de cinéma spécialisée dans le court métrage, auteur de “Du praxinoscope au cellulo - Un demi-siècle de cinéma d’animation en France (1892-1948)” (Scope Éditions, 2007).
Jacques Kermabon analyse le premier long métrage de l’artiste multiforme tchèque Jan Švankmajer, revisitation radicale et effrayante du livre de Lewis Carroll, entremêlant objets surréalistes, visions fantastiques et histoires à tiroirs. Il décrit l’esthétique du cinéaste, sa relation avec le surréalisme et met le film en relation avec quelques extraits d’autres films.
Cours du 29 octobre 2010
Diane Arnaud, maître de conférences en études cinématographiques à l’université Paris 7, auteur de “Le Cinéma de Sokourov. Figures d’enfermement” (Éd. L’Harmattan, collection “Esthétiques”, 2005).
Diane Arnaud évoque les fantômes de l’Histoire chez Sokourov, la manière de filmer la peinture dans L’Arche russe, oeuvre qu’elle met en perspective avec d’autres films du cinéaste : Pages cachées, Élégie de la traversée et Mère et fils, dont sont également présentés des extraits.
Cours du 22 octobre 2010
Valérie Pozner, chargée de recherches au CNRS, historienne du cinéma, spécialiste de l’histoire du cinéma russe et soviétique.
Valérie Pozner évoque le prodigieux film expérimental qu’est Octobre d’Eisenstein, “témoignage peut-être inexact, mais plus vrai que l’Histoire” (Jean de Baroncelli, Le Monde), symphonie visuelle très en avance sur son temps, mais aussi un des sommets de l’abstraction cinématographique. Elle replace le film dans son contexte historique et dans la carrière du cinéaste.
Cours du 15 octobre 2010
Spécialiste du Nouvel Hollywood et du cinéma de genre, Jean- aptiste Thoret est critique aux Cahiers du cinéma et à Charlie Hebdo, et chroniqueur à France Culture. À paraître : “Michael Mann, un Saturne américain” (Éd. Cahiers du cinéma, 2010).
“Le cinéma américain a trouvé dans la pensée de Baudrillard de quoi penser la nature du Système, d’anticiper ses mutations, et d’envisager le type d’action qu’on pouvait lui opposer, utilisant ainsi ses écrits comme autant d’armes théoriques et dissidentes.” Jean-Baptiste Thoret analyse l’influence du philosophe sur un cinéma de l’hyperréalité. Cours du 30 avril 2010
Marianne Dautrey est journaliste indépendante, germaniste et traductrice, notamment de “Le Monde comme volonté et représentation d’Arthur Schopenhauer” (en collaboration, Éd. Folio, 2009) et “Max Weber et Karl Marx” de Karl Löwith (Éd. Payot, 2009).
Quand R. W. Fassbinder écrit sur Douglas Sirk en 1971, il n’a vu que six films. Mais déjà, son écriture déborde. Son texte n’est pas seulement la critique d’un réalisateur sur un autre, pas seulement l’hommage d’un cinéaste plus jeune vis-à-vis de son aîné, c’est le témoignage brut d’une révélation, entre geste de reconnaissance et déclaration d’amour. Cours du 23 avril 2010
Georges Sadoul, historien et critique présenté par Christophe Gauthier
Conservateur à la Cinémathèque de Toulouse, Christophe Gauthier est l’auteur de “La Passion du cinéma. Cinéphiles, ciné-clubs et salles spécialisées à Paris de 1920 à 1929” (Éd. École des Chartes
et AFRHC, 1999).
Critique de cinéma majeur des années 30 aux années 60, Georges Sadoul en fut aussi l’un des premiers grands historiens. Tout en retraçant la carrière de Georges Sadoul, nous nous arrêtons pendant ce cours sur deux textes essentiels, l’un d’histoire, l’autre de critique, afi n de mesurer tant leur écart que leur proximité. Cours du 16 avril 2010
Professeur à l’université Sorbonne Nouvelle et collaborateur de Positif, François Thomas est notamment l’auteur de “L’Atelier
d’Alain Resnais” (Éd. Flammarion, 1989) et le coauteur de “Orson Welles au travail” (Éd. Cahiers du cinéma, 2006).
L’Américain James Naremore est l’auteur de livres sur des cinéastes (Kubrick, Minnelli, Welles) ou sur le film noir. Dans “Acting in the Cinema”, il propose à la fois une théorie de l’analyse du jeu d’acteur à travers quelques interprétations clés de Marlene Dietrich, Cary Grant ou Marlon Brando. Un modèle très influent, qui a irrigué en profondeur les “études actorales” françaises. Cours du 9 avril 2010
Enseignant en cinéma à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Christian Viviani, critique à la revue Positif, est notamment spécialiste du cinéma américain et des acteurs.
Pionnier de l’enseignement du cinéma en France, Henri Agel propose très tôt une vue sans condescendance du cinéma américain qui a nourri sa jeunesse. Dans “Romance américaine”, il célèbre à la fois le cinéma américain et la notion de romanesque. Ce cours se propose d’expliquer cette célébration à partir d’un cas particulier, celui de Frank Borzage. Cours du 2 avril 2010
Stéphane Bou est journaliste et critique. Il a codirigé la revue de cinéma PANIC.
Comment penser le cinéma “après Auschwitz” ? Ce questionnement est devenu central et a fait l’objet de nombreuses controverses.
“De l’abjection”, critique brève et violente parue dans Les Cahiers du cinéma en juin 1961 sur le film italien Kapo, en pose, dans l’histoire de la critique et de la cinéphilie française, les premiers jalons. Cours du 26 mars 2010
Frédéric Bas est historien de formation. Enseignant en histoire-géographie, il est aussi critique de cinéma à la revue Chronic’Art.
Scénariste d’African Queen et de La Nuit du chasseur, James Agee est aussi considéré comme le plus brillant critique de cinéma de sa génération. Il se définit comme un “amateur” qui juge les films au gré des sorties, sans chercher à théoriser, au plus près de l’oeuvre. Parmi ses intuitions les plus fortes, il y a l’idée que les grands films sont ceux qui enregistrent “la radiation cruelle de ce qui est”, “la lumière exacte du monde”. D’où sa passion pour Vigo, Rossellini, Rouquier ou Pagnol.
Cours du 19 mars 2010
Critique et directeur de publication de la revue Positif, célèbre bretteur du “Masque et la plume”, producteur de l’émission “Projection privée” sur France Culture, Michel Ciment est également l’auteur de remarquables monographies sur des cinéastes (Kubrick,
Rosi, Losey).
Critique marquant (à France Observateur ou Positif), membre du groupe surréaliste, Robert Benayoun fit preuve d’une verve étincelante et d’une culture polymorphe. Parmi ses ouvrages de référence – sur le dessin animé, Jerry Lewis ou Buster Keaton –, Michel Ciment a choisi son livre sur Alain Resnais et étudie un chapitre consacré à l’un de ses films. Cours du 12 mars 2010
Marc Vernet est professeur en études cinématographiques à l’université Paris-Diderot et conseiller pour le patrimoine cinématographique de l’Institut national du patrimoine. Il coordonne le programme de recherche ANR Cinémarchives et organise chaque année, fin novembre, le colloque Archimages (Bn, Ina, INP).
Christian Metz a fondé et développé, entre 1965 et 1985, la sémiologie du cinéma. L’article “Trucage et cinéma”, paru dans “Essais sur la signification au cinéma”, permet d’en saisir l’amont et l’aval, les racines linguistiques et les développements psychanalytiques. Les bouleversements dans les nouveaux médias sont ainsi l’occasion d’en réévaluer aujourd’hui l’héritage. Cours du 5 mars 2010
Professeur d’études cinématographiques à l’université d’Amiens, Hervé Joubert-Laurencin est spécialiste de Bazin, de Pasolini et du cinéma d’animation. Ses recherches actuelles portent sur la théorie et l’histoire de la critique de cinéma.
Ni sémiologique, ni linguistique, ni néo-bazinienne, ni néoréaliste, la théorie du cinéma de Pasolini, singulière et novatrice, réactive au cinéma la distinction prose-poésie et le style indirect libre, dont seul Gilles Deleuze a su faire un usage sérieux. Le concept inédit “d’intégration figurale”, d’inspiration auerbachienne, celui “d’inexprimé existant”, et le motif de la mort violente la parcourt. Straub, Chaplin et Kennedy assassiné la traversent. Cours du 26 février 2010
Historien du cinéma, directeur de 2001 à 2007 de la revue Cinéma, Bernard Eisenschitz a traduit le livre de Lotte H. Eisner “Fritz Lang” et publié, entre autres, “Man Hunt de Fritz Lang” (Éd. Yellow Now, 1992), “Fritz Lang la mise en scène” (dir., Éd. Lindau, 1993), “Le Cinéma allemand” (Éd. Armand Collin, 2008).
Lotte H. Eisner est surtout connue pour trois livres, “L’Écran démoniaque”, “F.W. Murnau” et “Fritz Lang”. Paru en février 1947 dans la Revue du cinéma, passerelle entre la critique des années 30 et les Cahiers du cinéma, son essai sur Lang inaugure sa méthode d’approche historique et stylistique. Elle y aborde le cinéaste non seulement comme une figure du passé (allemand, d’avant 1933), mais aussi du présent, avec ses films américains récents. Cours du 19 février 2010
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Journaliste à Positif, scénariste et réalisateur, N.T. Binh enseigne le cinéma dans différentes universités. Il a signé différents ouvrages sur Joseph Mankiewicz, Ingmar Bergman et le cinéma britannique. Il a été également l’un des commissaires de l’exposition Paris au Cinéma qui s’est tenue à l’Hôtel de Ville en 2006.
Dès le premier chapitre, Bergman reconstruit sa vie de façon non chronologique et revisite son oeuvre à la lumière de sa (ses) mémoire(s). L’auto-analyse exceptionnelle de “Laterna magica” est construite comme un film de Bergman et servira de base à plusieurs scénarios autobiographiques réalisés par d’autres que lui (Les Meilleures Intentions, L’Enfant du dimanche et Entretiens privés). Cours du 12 février 2010
Sylvie Pierre est membre du comité directeur de la revue Trafic.
“Journal de l’an passé” ouvre le premier numéro de la revue Trafic, paru en 1991. Un texte à prendre au sérieux, malgré sa forme “journalistique”, car il représente le type d’écriture sur le cinéma dont Serge Daney voulait inaugurer la pratique en créant cette revue. Sa mélancolie a pour envers radieux une grande énergie de désir à la fois cinéphile et critique. Cours du 22 janvier 2010
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Bamchade Pourvali termine une thèse de doctorat sur l’Essai filmé. Il est l’auteur de “Chris Marker” (Éd. Cahiers du cinéma, 2003), “Godard neuf zéro, les films des années 90 de Jean-Luc Godard” (Éd. Archimbaud, 2006) et “Wong Kar-wai, la modernité d’un cinéaste asiatique” (Éd. L’Amandier, 2007).
Avec “Montage, mon beau souci”, Jean-Luc Godard répond à André Bazin qui dans le même numéro des Cahiers du cinéma publie “Montage interdit”. Pour comprendre ce texte, il est nécessaire de rappeler les débats de l’après-guerre où le cinéma moderne est considéré moins comme un art du montage que de la mise en scène. Une opposition critiquée par Godard. Le texte annonce la révolution esthétique du futur cinéaste de Pierrot le fou et des Histoire(s) du cinéma. Cours du 15 janvier 2010
Spécialiste de l’histoire économique et institutionnelle du cinéma français, Frédéric Gimello-Mesplomb est maître de conférences en études cinématographiques à l’université de Metz. À paraître : “Objectif 49 et le festival du Film Maudit (Biarritz 1949-50)” ; “Normes culturelles et défi nition d’un cinéma d’auteurs dans le débat intellectuel de l’après-guerre”.
Journaliste, réalisateur et théoricien du cinéma, Alexandre Astruc s’est rendu célèbre par un article paru dans L’Écran français le 30 mars 1948 et intitulé “Naissance d’une nouvelle avant-garde : la caméra-stylo”. Il voit dans le cinéma un moyen d’expression neuf, une forme “dans laquelle et par laquelle un artiste peut exprimer sa pensée, aussi abstraite soit-elle, ou traduire ses obsessions exactement comme il en est [...] de l’essai ou du roman”, d’où le fameux concept de caméra-stylo, dont la pensée influencera alors la jeune génération critique. Cours du 8 janvier 2010
Critique et journaliste, ancien directeur des Cahiers du cinéma, Jean-Michel Frodon a écrit notamment “L’Âge moderne du cinéma français” (Éd. Flammarion, 1998), “La Projection nationale” (Éd. Odile Jacob, 1998), “Horizon cinéma : L’art du cinéma dans le monde contemporain à l’âge du numérique et de la mondialisation” (Éd. Cahiers du cinéma, 2006), ainsi que “La Critique de cinéma” (Éd. Cahiers du cinéma, 2008).
Jean-Michel Frodon analyse la réflexion d’André Malraux, telle qu’elle s’est notamment exprimée dans son texte célèbre “Esquisse d’une psychologie du cinéma” (paru en 1946), qui se termine par le fameux “par ailleurs, le cinéma est une industrie”. Il permet de mettre en évidence comment cet auteur, qui fut aussi réalisateur (Espoir, 1939), a eu la possibilité de traduire en décision ses idées après être devenu ministre de la Culture. Cours du 18 décembre 2009.
Conservateur à la Cinémathèque de Toulouse, Christophe Gauthier est l’auteur de “La Passion du cinéma. Cinéphiles, ciné-clubs et salles spécialisées à Paris de 1920 à 1929” (Éd. École des Chartes et AFRHC, 1999).
Contrairement à une légende tenace, ni Louis Delluc ni Léon Moussinac n’ont inventé la critique cinématographique, qui, à leurs yeux, est indissociable d’une forme de militantisme. Pour le premier, un film doit être conforme à l’idée qu’il se fait de l’art cinématographique ; pour Moussinac, à la conviction que le cinéma peut changer le monde. Où l’on verra donc que la pratique de la critique peut largement excéder le jugement de goût. Cours du 11 décembre 2009
Docteur d’État en Histoire, Jean-Pierre Bertin-Maghit, spécialiste notamment du cinéma de propagande et du cinéma français sous l’Occupation, est professeur d’études cinématographiques à La Sorbonne Nouvelle Paris 3.
En 1973, Marc Ferro fait paraître dans Les Annales un article dans lequel le film, considéré comme un document d’histoire plus révélateur des zones d’ombre d’une société que les sources écrites, permet de bâtir une contre-analyse de la société. Jean-Pierre Bertin-Maghit présente cette problématique à travers un des textes majeurs de l’auteur. Cours du 4 décembre 2009
Philosophe, directeur de la Résidence Lucien Paye (CIUP), Marc Cerisuelo enseigne l’esthétique du cinéma à l’université de Provence. Parmi ses ouvrages, “Preston Sturges ou le génie de l’Amérique” (Éd. PUF, 2002).
Grand historien et théoricien de l’art, Erwin Panofsky était aussi un cinéphile passionné, auteur d’un unique essai sur le cinéma. Selon lui, le cinéma est avant tout un divertissement populaire sans prétention
esthétique qui devient un art sui generis en exploitant ses possibilités propres. Il s’agit dans ce cours de comprendre notamment la théorie des archétypes qui deviennent des genres pour Panofsky, et de mesurer la portée de ce texte dans la pensée du cinéma de Stanley Cavell. Cours du 27 novembre 2009.
Critique à Positif et professeur à l’université de Caen, Vincent Amiel a publié plusieurs essais dont “Robert Bresson” avec Gérard Pangon (Éd. Arte, 1997) et “Le Corps au cinéma : Keaton, Bresson, Cassavetes” (Éd. PUF, 1998).
“Le cinématographe est une écriture avec des images et des sons”. Robert Bresson précise dans ce recueil sa vision du cinéma sous forme de conseils adressés autant à lui-même qu’aux autres cinéastes. Le refus de la psychologie, l’acteur comme modèle, Bresson défend le “cinématographe” contre “le cinéma”, qui ne serait que du théâtre filmé. Cours du 20 novembre 2009
Frédéric Bas est historien de formation. Enseignant, il est aussi critique de cinéma à la revue Chronic’art.
Dans “L’Art termite et l’art éléphant blanc”, un de ses textes les plus célèbres parus en 1962 dans la revue Film Culture, Manny Farber trace une ligne de partage entre deux types de cinéastes, deux styles de cinéma : le style termite “dépourvue de toute ambition culturelle” (Walsh, Hawks, films de série B) marquant les années 1930 et 1940 ; et le style éléphant blanc émergeant après-guerre, “chichiteux, affecté” visant le “Grand Art” à chaque plan (George Stevens, Truffaut, Antonioni). Dans cette lecture singulière du cinéma, Farber est aussi enjoué à célébrer ses goûts qu’à éreinter ses cibles souvent prestigieuses… Cours du 13 novembre 2009
Gérard Lefort est rédacteur en chef des pages Culture du quotidien Libération.
Les lecteurs du Nouvel Obs guettaient les chroniques étincelantes de Jean-Louis Bory, entre un hommage à Fassbinder et un éloge de Chahine. Et les auditeurs du “Masque et la Plume” applaudissaient ses tirades lyriques en faveur des films engagés et ses colères théâtrales contre Georges Charensol. Cours du 6 novembre 2009
Philippe Rouyer est critique à Positif et Psychologies Magazine. Il est l’auteur d’ “Initiation au cinéma” (Éd. Edilig, 1990) et de nombreux essais sur le cinéma fantastique.
En 1980, l’année de Shining, Michel Ciment signe le premier grand livre sur Stanley Kubrick. Pour faire apparaître l’unité artistique d’une oeuvre qui s’inscrit dans des genres très différents, il s’appuie sur une analyse esthétique très précise qui sollicite aussi bien les formes cinématographiques que la peinture, la littérature et la philosophie. Cours du 30 octobre 2009
Jacques Aumont enseigne l’esthétique du cinéma et des images en général à l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et à l’École nationale supérieure des beaux-arts. Derniers ouvrages parus : “Montage Eisenstein” (Éd. Images modernes, 2005), “Moderne ?” (Éd. Cahiers du cinéma, 2007), “L ‘OEil interminable” (Éd. de la Différence, 2008), “Matière d’images, Redux” (Éd. de la Différence, 2009).
Le réalisateur du Cuirassé Potemkine fut aussi un grand théoricien du montage. Le “montage d’attractions” a pour but de capter l’attention en choquant, mais ce modèle simpliste a été ensuite retravaillé, jusqu’à aboutir à une théorie très sophistiquée du spectateur, et des moyens formels dont on dispose, en cinéma, pour le capter. Jacques Aumont montre que, malgré sa singularité, cette théorie a eu une longue et féconde postérité. Cours du 23 octobre 2009
Professeur d’études cinématographiques à l’université d’Amiens, Hervé Joubert-Laurencin est spécialiste de Bazin et de Pasolini. Ses recherches actuelles portent sur la théorie et l’histoire de la critique de cinéma.
“Ontologie de l’image photographique” est un des plus célèbres textes théoriques sur le cinéma. Censé parler de photographie dans un ouvrage sur la peinture française en 1944, il devient le texte phare du réalisme selon André Bazin lorsque celui-ci le place en ouverture de “Qu’est-ce que le cinéma ?”, qui sort quelques jours après sa mort, en 1958… Cours du 16 octobre 2009.
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Spécialiste du Nouvel Hollywood et du cinéma de genre, Jean-Baptiste Thoret est critique à Charlie Hebdo et chroniqueur à France Culture. À paraître : “Michael Mann, un Saturne américain” (Éd. Cahiers du cinéma, 2010).
Gilles Deleuze clôt “L’Image-Mouvement” par un chapitre, “La crise de l’image-action”, dans lequel, à partir des films d’Hitchcock (Fenêtre sur cour), il identifie la fin de cette grande forme propre au cinéma hollywoodien, qui se manifeste d’abord par la perte du “lien sensorimoteur”. Quelles furent les conséquences esthétiques et formelles de cette crise ? Aujourd’hui, après la redécouverte du cinéma américain des années 70, ce concept est-il toujours valide ? Cours du 9 octobre 2009.
Joël Magny commente le texte d’un jeune critique de 22 ans, François Truffaut, fustigeant “la tradition de la qualité française” et pointant les limites du réalisme psychologique d’un cinéma bourgeois dominé à l’époque par les Autant-Lara, Delannoy et le tandem de scénaristes Aurenche et Bost. Une lecture actuelle du manifeste de la future Nouvelle Vague.
Critique et historien du cinéma, Joël Magny dirige la collection pédagogique “Les Petits cahiers” (Éd. Cahiers du cinéma). Il a notamment coordonné le numéro “Histoire des théories du cinéma” (Éd. Cinémaction, 1991). Cours du 2 octobre 2009
Marc Vernet est professeur en études cinématographiques à l’université Paris-Diderot et conseiller pour le patrimoine cinématographique de l’Institut national du patrimoine. Il organise chaque année, en novembre, les Journées d’études européennes sur les archives de cinéma et d’audiovisuel. Cours du 22 mai 2009
Jacques Aumont est professeur en cinéma à l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et directeur d’études à
l’EHESS. Il est l’auteur de monographies dont “Ingmar Bergman” (Éd. Cahiers du cinéma, 2003) et d’ouvrages
sur l’image cinématographique et picturale dont “L’oeil interminable” (Éd. La différence, 2007) et “Matières
d’images” (Éd. Images modernes, 2005).Cours du 15 mai 2009
Élise Domenach est maître de conférences en études cinématographiques à l’École normale supérieure de
Lyon. Elle est également critique, notamment pour les revues Positif et Esprit. Elle publiera prochainement
“Stanley Cavell, le scepticisme et le cinéma” (Éd. PUF). Cours du 8 mai 2009
Charlotte Garson est journaliste et critique aux Cahiers du cinéma. Elle est également productrice de
documentaires radiophoniques sur France Culture et l’auteur de plusieurs ouvrages dont “Jean Renoir”
(Éd. Le Monde / Cahiers du cinéma, 2008). Cours du 24 avril 2009
Francis Marmande est professeur de littérature à l’université Paris Diderot, directeur du Centre de Recherches de cet établissement (Lettres, Arts, Cinéma), chroniqueur au journal Le Monde (jazz, littérature, tauromachie), contrebassiste, pilote d’avion et de planeur. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont “Chutes libres” (Éd. Farrago, 2000), “La Police des caractères” (Éd. Descartes & Cie, 2001) et “Rocío” (Éd. Verdier 2003). Cours du 17 avril 2009
Yves Lavandier est cinéaste, dramaturge et professeur de scénario. Il a écrit et réalisé une dizaine de courts métrages et un long métrage Oui, mais..., sorti en 2001. Il est également l’auteur de “La Dramaturgie” (Éd. Le Clown & l’enfant, 2008). Cours du 10 avril 2009
Jacqueline Nacache est professeur d’histoire et d’esthétique du cinéma à l’université Paris-Diderot. Spécialiste du cinéma américain de l’âge d’or, elle a notamment publié “Lubitsch” (Éd. Edilig, 1987), “Le film hollywoodien classique” (Éd. Nathan, 1995), “L’Acteur de cinéma” (Éd. Nathan, 2003). Cours du 27 mars 2009
Jean-Loup Bourget est professeur d’études cinématographiques à l’École normale supérieure, critique à la
revue Positif et auteur d’une douzaine de livres sur le cinéma américain dont “Hollywood, un rêve européen”
(Éd. Armand Colin, 2006). Cours du 20 mars 2009
Camille Taboulay est scénariste, elle a notamment coécrit Les Invisibles de Thierry Jousse (2004) et la série de Tonie Marshall Vénus et Apollon (2005). Elle est également l’auteur de “Le Cinéma enchanté de Jacques Demy” (Éd. Cahiers du cinéma, 1996). Cours du 13 mars 2009
Emmanuel Siéty est enseignant en cinéma à l’université Paris 3. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont “La Peur au cinéma” (Cinémathèque française / Éd. Actes Sud Junior, 2006). Cours du 6 mars 2009
Alain Bergala est critique, essayiste, cinéaste et enseignant en cinéma. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont “L’hypothèse cinéma” (Cahiers du cinéma, 2002) et le commissaire de l’exposition Victor Erice / Abbas Kiarostami : correspondances, présentée au Centre Georges Pompidou en 2007. Cours du 27 février 2009
Laurent Jullier est professeur à l’université Paris III et auteur de plusieurs essais dont “Qu’est-ce qu’un bon film ?” (Éd. La Dispute, 2002), “Hollywood et la difficulté d’aimer” (Éd. Stock, 2004) et “Star Wars anatomie d’une saga” (Éd. Arman Colin, 2005). Cours du 20 février 2009
Stéphane Lerouge est enseignant, programmateur musical du festival Musique et Cinéma d’Auxerre et concepteur de la collection discographique “Écoutez le cinéma !” (Universal Jazz). Il a publié “Conversations avec Antoine Duhamel” en 2007 (Éd. Textuel). Cours du 13 février 2009
Marc Cerisuelo est philosophe, docteur en études cinématographiques, professeur à l’université de Provence et directeur de la Résidence Lucien Paye (CIUP). Il est l’auteur, notamment, de “Preston Sturges ou le génie de l’Amérique” (Éd. PUF, 2002). Cours du 6 février 2009
Charles Tesson est critique, maître de conférence d’histoire et d’esthétique du cinéma à l’Université Paris III. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont “Photogénie de la série B” (Éd. Cahiers du cinéma, 1997) et plus récemment “Théâtre et cinéma” (Éd. Cahiers du cinéma, 2007). Cours du 23 janvier 2009
Luc Moullet est critique, cinéaste et producteur, auteur d’une oeuvre cinématographique iconoclaste initiée avec Un steak trop cuit en 1960. L’un de ses films les plus célèbres La comédie du travail a reçu le prix Jean Vigo en 1988. Le prestige de la mort, son dernier film, burlesque et mélancolique, est sorti en 2007. Cours du 16 janvier 2009
Carole Desbarats est enseignante, directrice des études de la FEMIS, auteure de plusieurs essais dont “L’enfance au cinéma” (à paraître en 2009). Cours du 9 janvier 2009
N.T. Binh est critique et enseignant, rédacteur à la revue Positif et auteur de “Paris au cinéma” (Parigramme, 2005). Il est par ailleurs le commissaire de l’exposition Jacques Prévert actuellement présentée à l’Hôtel de Ville.
Cours du 19 décembre 2008
Marc Augé est anthropologue de la ville et du quotidien, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il a récemment publié “Casablanca” (Seuil, 2007), un récit ancré dans ses souvenirs de cinéma.
Cours du 12 décembre 2008
Ecrivain de cinéma, Bamchade Pourvali est l'auteur de “Chris Marker” (Ed. Cahiers du cinéma - 2003), “Godard neuf zéro” (Ed. Séguier - 2006) et “Wong Kar-wai la modernité d’un cinéaste asiatique” (Ed. de l’Amandier - 2007).
Cours du 21 mai 2008
Critique aux Cahiers du cinéma, traductrice, philosophe et romancière, Hélène Frappat est l’auteur de “Jacques Rivette secret compris” (Ed. Cahiers du cinéma - 2001). Cours du 14 mai 2008
Ancien directeur de la Cinémathèque française puis directeur des projets pluridisciplinaires du Centre Georges-Pompidou, Dominique Païni a été commissaire de l'exposition “Jean Cocteau sur le fil du siècle” qui s'est tenue à Beaubourg en 2003. Cours du 7 mai 2008
François Thomas, enseignant et critique de cinéma, a signé, à partir d’entretiens avec les collaborateurs du film, un livre (Ed. Flammarion - 1992) puis un documentaire L’Atelier d’Alain Resnais, autour d’On connaît la chanson.
Cours du 30 avril 2008
Critique à Positif, N.T. Binh a consacré à Claude Sautet un documentaire, Claude Sautet ou la magie invisible (2004), et un livre, “Sautet par Sautet” (Ed. La Martinière - 2005), en collaboration avec Dominique Rabourdin. Cours du 23 avril 2008
Elisabeth Lequeret est critique aux Cahiers du cinéma et journaliste à RFI. Elle est l'auteur de “Le Cinéma africain - Un continent à la recherche de son propre regard” (Ed. Cahiers du cinéma - 2003). Cours du 16 avril 2008
Conservateur à la Cinémathèque de Toulouse, Christophe Gauthier est l’auteur de “La Passion du cinéma. Cinéphiles, ciné-clubs et salles spécialisées à Paris de 1920 à 1929” (Ed. de l’AFRHC et de l’Ecole des Chartes - 1999). Cours du 9 avril 2008
Vincent Amiel est professeur à l’université de Caen et membre du comité de rédaction de la revue Positif, dans laquelle il a publié plusieurs études sur Max Ophuls. Cours du 2 avril 2008
Histoire d'un couple - un cinéaste et une comédienne - de la rencontre à la rupture, L'Enfant secret correspond dans l’œuvre de Philippe Garrel à un retour la narration, après dix ans de cinéma underground. Œuvre sensible, caractéristique de l'univers du cinéaste, ce film aux résonances autobiographiques a reçu le prix Jean Vigo en 1982.
Longtemps rédacteur en chef des "Cahiers du cinéma", Charles Tesson est critique et enseignant en cinéma à l'université Paris III. Cours du 12 décembre 2007.
Un journaliste littéraire reçoit des vidéos clandestines filmées depuis sa rue. Prix de la mise en scène à Cannes, le thriller de Michael Haneke, porté par Daniel Auteuil et Juliette Binoche, est un tir croisé sur le déni, la culpabilité et la névrose coloniale française.
Philippe Rouyer est critique à la revue "Positif" et à "Psychologies". Il est l'auteur de "Initiation au cinéma" (édition Edilig, 1990) et de nombreux essais sur le cinéma fantastique. Cours du 5 décembre 2007.
Chargé de cours à l'université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, Cyril Neyrat coordonne la rédaction de la revue "Vertigo" et est membre du comité de rédaction des "Cahiers du cinéma". Cours du 21 novembre 2007
Tournée dans de spectaculaires décors modernistes, auxquels ont participé Fernand Léger et Robert Mallet-Stevens entre autres, L'Inhumaine de Marcel L'Herbier a pour héroïne une cantatrice adulée qui repousse les avances des hommes qui l'admirent. Manifeste du style "art déco", ce film à l'esthétique presque abstraite est un chef d'oeuvre du cinéma muet.
Collaborateur à la revue "Positif" et historien du cinéma italien, Jean A. Gili est professeur en esthétique du cinéma à l'université Paris I. Cours du 14 novembre 2007.
Longtemps rédacteur en chef des "Cahiers du cinéma", Charles Tesson est critique et enseignant en cinéma à l’université Paris III. Cours du 7 novembre 2007
Valérie Vignaux est maître de conférences en études cinématographiques, à l'université François-Rabelais de Tours. Elle est l'auteur de "Jacques Becker ou l'exercice de la liberté" (éditions du Céfal, 2001).
Cours du 31 octobre 2007
Critique de cinéma, scénariste, Philippe Piazzo est aujourd’hui responsable éditorial du site internet Universciné, plateforme V.O.D. du cinéma indépendant. Cours du 24 octobre 2007
Gilles Ciment a collaboré à de nombreuses publications critiques ou historiques sur le cinéma d’animation et la bande dessinée. Cours du 6 juin 2007
Alexandre Tylski est directeur de la revue “Cadrage” et auteur de livres, d’essais, d’interviews et de bonus DVD dédiés au cinéma. Cours du 30 mai 2007
Frédéric Bas est historien de formation. Enseignant, il est aussi critique de cinéma à la revue “Chronicart”.
Cours du 23 mai 2007
Mêlant adroitement rêve et réalité, Luis Buñuel brosse un portrait de femme ambigu et troublant, que l’exercice du vice transfigure. Une adaptation subtile du roman de Joseph Kessel, datant de 1967, hymne à la beauté de Catherine Deneuve dont le visage consumé par la luxure et la culpabilité reste inoubliable.
Noël Simsolo est réalisateur, essayiste et critique.
Cours du 9 mai 2007
Alain Bergala est critique, réalisateur et enseignant. Spécialiste de l’oeuvre de Godard, il vient de publier “Godard au travail” (Cahiers du cinéma, 2006). Cours du 2 mai 2007
Une atmosphère noire et inquiétante, une tension et un climat d'angoisse font de ce film machiavélique de Henri-Georges Cluzot, porté par de remarquables acteurs, un chef d'oeuvre du suspense. Tiré d'un roman de Boileau-Narcejac - la maîtresse et la femme d'un homme odieux et tyrannique ourdissent un complot pour l'empoissonner - Les Diaboliques (1954) est l'un des premiers films d'épouvante français.
Jean-Baptiste Thoret dirige la revue "Panic". Critique de cinéma, il est aussi enseignant à l'Université Paris VII et auteur de plusieurs ouvrages. Cours du 25 avril 2007.
Michèle Lagny, professeur d’histoire de la culture et du cinéma à l’Université Paris III, est spécialiste des relations entre histoire et cinéma. Cours du 18 avril 2007
Réalisatrice, critique et maître de conférences à l’Université Paris VII, Jacqueline Nacache est l’auteur d’une biographie de Lubitsch (Edilig, 1987). Cours du 11 avril 2007
Retrouvez le programme des Cours de cinéma du Forum des images.